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Ce monde est-il fou ?
ERGOMOTRICITE : des gestes efficaces et préservant durablement la santé
Publié par Michel GENDRIER dans Divers · 7 Février 2012
Tags: ErgomotricitéHumeur

Notre monde est fou, l’homme trouve difficilement sa place dans la société qu’il a lui même créer. Il transforme artificiellement son environnement qu’il ne maîtrise plus. Il souhaite vivre à la campagne – Alors, qu’il vit en ville. Il sort pour respirer, pour prendre l’air -Alors, qu’il vit en air conditionné. Le médecin lui conseille de marcher pour lutter contre les accidents cardiaques, d’aller dans des salles de gym, pour faire un peu de musculation. Il paye pour faire des séances de steep et prend l’ascenseur pour rejoindre son bureau ou son appartement - Il prend sa voiture, pour aller chercher son pain et refuse un travail trop physique. Voila dans quel monde, nous concevons notre équilibre physique, nos attitudes, nos comportements, notre monde du travail, notre monde économique et social. Comment dans un tel contexte, le chef d’entreprise, le D.H.R., les syndicats, l’ergonome, le médecin du travail, l’Ergomotricien, l’opérateur cherchent une réponse, pour trouver un équilibre de vie ? Pas facile, heureusement que d’autres, à travers le monde nous montrerons le chemin à suivre.
Depuis une trentaine d’années l’Ergomotricien cherche a développé, des innovations organisationnelles, pour essayer de répondre à toutes ces problématiques ( insertion, santé, social, économique….). Sur le terrain, l’Ergomotricien vise à améliorer, l’organisation des postes de travail, l’environnement, la performance productive et économique. Il essai de répondre, à la complexité de la fabrication des produits, en améliorant les process face à la concurrence du monde, tout en maintenant l’homme en sécurité et en bonne santé. Il essai de répondre à l’aspiration à plus d’autonomie et à plus d’initiative souhaités par l’ensemble des salariés. Il réduit la ligne hiérarchique en construisant une plus grande autonomie pour l’opérateur. Il développe les cercles de qualité – créer des groupes de projets -valorise les flux tendus – développe les projets participatifs. De nombreuses études, démontrent que les accidents, d’origine pluri-factorielles sont surtout de type T.M.S. et en constante augmentation. 33 % des accidents du travail, ont pour origine, les douleurs dorsales, 28% sont liées au stress, 23% ont trait à des douleurs musculaires, (cou, épaules, genou…).
Aux Etats Unis en 2004, Brenner, Fairris et Ruser montrent que les changements de postes fréquents au travail entraînent une forte augmentation des maladies cardio-vasculaires ; des troubles psychiques et des Troubles Musculo Squelettiques, (douleurs musculaires, dans le cou, les épaules, le dos, les jambes, maux d’estomac, fatigue générale, difficultés respiratoires, maux de tête….). Plus de 30% des salariés se déclarent exposés à des postures douloureuses ou fatigantes, et non pas la réponse technique. La conséquence est : manque de temps pour choisir et adapter la bonne posture. Pas de formation aux gestes et postures. La mobilité dans différents postes ne permet pas toujours, au salarié de faire une analyse de sa propre gestuelle, de sa propre motricité, afin d’apporter la réponse juste sécurisante, et efficace. D’autres études démontrent également que les rotations, le changement de poste de travail trop fréquents, accroît d’autres types de risques professionnels, et augmentent souvent la charge mentale : stress, l’anxiété, l’insomnie, l’irritabilité. Le stress touche 4 salariés sur 10. Le stress est en très nette augmentation dans les catégories supérieures (47%) et pour les cadres supérieurs (57%°). Rien d’étonnant, plus haut est la hiérarchie, moins le milieu est maîtrisé, le savoir intellectuel prend le dessus sur le savoir, le pouvoir, physique. Le coût du stress en France est de 3 à 4 milliards d’Euros. Les interruptions imprévues, le non contrôle de son être (grève, accident, panne électrique,bouchon dans la circulation….), sont aussi, très perturbantes pour le travail . Ces perturbations sont responsables d’1/4 des accidents. Nous rencontrons très souvent cette même problématique dans la vie courante. Les travaux de Gendrier (1980) ont largement démontrés que les rotations, les changements de postes, sans formation spécifique, entraînent une augmentation des accidents de déplacements de plain-pieds de l’ordre de 18%, et des accidents lombaires de 23%. Ces accidents sont très différents suivant les conditions de travail, ils peuvent relever de plusieurs risques professionnels, ils sont souvent évolutifs et différés sur plusieurs années. Ils ont un coût financier, et moral très important pour notre société.
Comment à travers ces quelques remarques prétendre que changer, (sans formation adaptée), un salarié d’un poste de travail, d’une mission est faire une bonne gestion du personnel ? Combien de mutation, on entraîné l’agent dans une véritable spirale de perte d’autonomie, de qualité de travail, de rentabilité ? Ce concept du temps passé est révolu, périmé, conçu par des hommes ne maîtrisant pas la démarche et les transferts cognitifs de l’homme, ne se préoccupant pas de l’effet du bon geste, du bon comportement, sur la valeur ajoutée du produit. Bref ! de l’économie, de la protection de la santé. Nous avons constaté que ce concept de « changement de postes » est aussi très largement employé dans la fonction public, le commerce, les hôpitaux, ect… Cette démarche, souvent perturbatrice, entraîne un nombre d’accidents catastrophiques, avec un taux de fréquence supérieur à la moyenne, de 25% et un taux de gravité supérieur de 18%. Les arrêts de travail dû au stress ont triplés ces vingt dernières années. Quel scandale.
Il y a adéquation, rentabilité, équilibre comportemental et diminution de la fatigue lorsqu’il y a une libération et une maîtrise dans le geste et le savoir technique. Il faut un certain temps de pratique pour maîtriser le milieu, si non il faudra un temps de ré-adaptation plus ou moins long. C’est bien dans ce laps de temps, dans cet espace de réadaptation , (environ 18 mois. Il est variable en fonction de la complexité du geste et de la tâche) que l’accident arrive. Il y est trois fois supérieur lorsqu’il n’y a pas de formation et 1fois et demi après une formation. A Méditer ?
Rions ensemble : Au nom de l’efficacité et sans accident- Accepterions nous de voir, le joueur de Foot-Ball, MESSI devenir du jour au lendemain gardien de but de son équipe, ou basketteur ? Verrions-nous Noah joueur de tennis, faire du rugby ? Verrions-nous, Voegler le coureur cycliste faire de la piste ou du ping pong ? Un chirurgien cardiaque, devenir dentiste ? Nous pourrions trouver des milliers de situations aussi, ridicules.
Ne rions plus : soit disant toujours au nom de l’efficacité et sans accident – Nous voyons bien une caissière devenir manutentionnaire – Un chef de service technique, devenir responsable d’un service social – Un jardinier devenir « policier municipal » – une opératrice de maintenance, devenir piqueuse d’étoffes, une vendeuse de choucroute vendre du pain, ect… Nous acceptons tous cette situation, nous en sommes même les donneurs d’ordre sur les lieux de travail. Comme électeurs, nous désignons nos députés, nos conseillers généraux. Ils nous conseillent de vivre en appartement, alors qu’ils vivent en villa, de faire de la marche à pieds , alors qu’ils ont un chauffeur. Ils changent, comme nos ministres de mission du jour au lendemain - du logement à l’économie ; de l’écologie à l’intérieur ; des transports aux affaires étrangères, de la santé à l’agriculture. Bon j’arrête………. car je crois, qu’avec ce système, nous aurons encore longtemps des T.M.S. du stress ; de l’incapacité à nous adapter au monde, qui nous attend. Suis-je naïf – Non -Réaliste. Accordons-nous ce temps de réflexion, pour nous permettre de lutter à égalité, avec la concurrence internationale. Convenons qu’une partie de l’avenir se trouve dans la gestion, le respect, du patrimoine humain, dans une mise en adéquation la plus fine. Re-inscrivons l’homme dans la société et adaptons la société à la potentialité du moment de l’homme.
Revenons plus simplement à ceux que nous maîtrisons, à la diminution des accidents de T.M.S., du stress. Pour cela, il faut faire une formation des apprentissages des gestes justes et efficaces ; diminuer la pénibilité du travail par une amélioration des conditions et des postes de travail, en pratiquant une politique des Ressources Humaines, en réduisant les changements très souvent inutiles et les missions inadaptées des salariés. Donner les moyens à l’homme d’être le plus souvent possible, en adéquation avec le savoir faire et le savoir être.
Maîtrise du corps - Respect de l’être = Santé de l’homme et du monde du travail, rentabilité et efficacité




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